Ciney à fond derrière les francophones

Les règlements de l’UB ne sont pas toujours aisément déchiffrables. Une confusion a ainsi pu faire croire que Ciney était sauvé.

Les Cinaciens pensaient être sauvés en D2 depuis samedi soir et le maintien sportif de Virton un étage plus haut. Pour la simple et bonne raison qu’il n’y aura, au maximum, qu’un seul descendant francophone de D1 amateurs: Virton ou Châtelet. En effet, même si le club gaumais ne reçoit pas sa licence devant la CBAS, il descendra, certes, mais sauvera par la même occasion Châtelet, l’autre cercle francophone menacé par la relégation et actuellement barragiste. Et depuis l’entame du championnat, c’était très clair: avec un seul descendant francophone de D1, les trois derniers de D2 basculaient (White Star, La Calamine et Sprimont). Pas le 13e classé (Ciney dans ce cas).

«Un règlement très bizarre»

Simple non? Trop simple sans doute. Car le règlement de l’Union belge est souvent plus compliqué qu’il n’y paraît. Et comme nous vous l’annoncions hier, la probabilité de voir les Condrusiens basculer en D3 existe bel et bien toujours. Dans un seul cas de figure, décrit dans le tableau ci-dessus: si Châtelet échoue aux barrages et laisse sa place en D1 amateurs à un club flamand. «On s’est réjoui de la victoire de Châtelet la semaine dernière à Heist mais en réalité, il aurait mieux valu qu’il perde ou fasse match nul, précise André Daoust. Si Châtelet était descendu directement, on était sauvé. Le règlement est très bizarre mais il est ainsi fait. Un descendant direct francophone n’avait aucune incidence sur le classement en D2. Mais une descente via les barrages bien… Le comité de Ciney est un peu sous le choc, personne n’avait envisagé ce cas de figure».

Le plus surréaliste dans l’histoire, c’est qu’après avoir prié pour que Virton obtienne sa licence, les Cinaciens espèrent maintenant que le club gaumais sera… recalé par la CBAS. «Le cas du Lierse peut aussi encore changer la donne», enchaîne André Daoust.

Pas fixé tout de suite

En attendant, alors que les transferts tardent à se conclure, voilà Ciney obligé d’attendre le tour final pour être fixé sur son avenir. «Mais avant l’entrée en lice de Châtelet, il y a d’abord les confrontations entre les D2, poursuit André. Avant mi-mai, on ne saura rien.On espère vraiment qu’un club francophone gagne ces barrages».

Luc Dandoy, le président cinacien, a appris la nouvelle mercredi soir. Il pensait d’abord à une blague avant de se rendre à l’évidence. «Je ne sais pas vraiment quoi dire. C’est encore une ineptie du règlement. Mais je reste serein, pour moi, Ciney jouera en D2 la saison prochaine. Cela ne change rien au niveau de nos contacts. On essaye de construire une équipe pour la D2

Soucre L’Avenir — Thibaut MARMIGNON